Candidat LR contre lui: Le Maire souhaite que son « choix politique » soit « validé par les électeurs »

Crédit AFP – By THOMAS SAMSON

Le ministre de l’Economie Bruno Le Maire a souhaité jeudi que son « choix politique » de rejoindre le premier gouvernement du quinquennat Macron soit « validé par les électeurs » aux législatives, alors que son parti LR devrait investir un candidat face à lui.

« J’ai fait un choix politique, qui est de dire que je préfère la France, les Français, à un parti », a-t-il déclaré en marge de son premier déplacement dans la PME Mistral Coolers à Ris-Orangis (Essonne), quelques heures après le premier conseil des ministres.

« Et ce choix, je souhaite qu’il soit validé par les électeurs », a ajouté celui qui brigue un nouveau mandat dans la 1ère circonscription de l’Eure, estimant que « dans une démocratie, quand on fait un choix politique, c’est important que ça soit le peuple français qui tranche ».

« Il serait beaucoup simple pour moi, beaucoup plus facile, de dire je ne me présente pas, j’oublie ma candidature, et adieu le département de l’Eure », a poursuivi le ministre, qui, selon son entourage, se présentera le 11 juin sous l’étiquette « majorité présidentielle ».

Les ministres candidats aux législatives des 11 et 18 juin devront démissionner de leur poste s’ils ne sont pas élus, a précisé mercredi l’Elysée après l’annonce de la composition du gouvernement.

« Il y a ceux qui disent: +le quinquennat, on va le planter, comme ça on va récupérer la mise à la fin+. Mais ce sont les extrêmes qui récupéreront la mise à la fin si ce quinquennat échoue », a aussi plaidé M. Le Maire.

Selon LR, un candidat va en effet être investi face à M. Le Maire. Parmi les options, figurerait notamment Eugénie Petitjean, fille de l’ancien député-maire UMP d’Evreux, Jean-Pierre Nicolas.

Lors de la nomination à Bercy de l’ancien ministre de l’Agriculture, le secrétaire général de LR, Bernard Accoyer avait immédiatement indiqué qu’il ne faisait « plus partie de LR », sans prononcer le terme d’exclusion.

Avec AFP

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