Le Pen dit avoir incarné « la voix du peuple » au débat face à Macron

Crédit AFP – By Philippe HUGUEN

Marine Le Pen, candidate Front national au second tour de la présidentielle, a affirmé jeudi soir avoir incarné la « voix du peuple » lors du débat d’entre-deux-tours la veille face à son adversaire Emmanuel Macron, représentant du « système ».

« Ma parole a été l’écho de la violence sociale qui va exploser dans notre pays, la voix du peuple de France qui n’en peut plus (et que) les élites snobent, méprisent, traitent par l’arrogance et le dédain », a affirmé la présidente « en congés » du FN lors d’une réunion publique au grand air devant un millier de personnes à Ennemain, village d’un peu plus de 200 habitants de la Somme.

Mme Le Pen s’est ensuite lancée dans une longue anaphore pour évoquer les Français au nom de qui elle s’était exprimée au débat: « J’ai été hier soir la veuve du paysan qui s’est suicidé (…), le chef d’entreprise qui n’arrive plus à payer ses factures (…), le taxi qui a payé 200.000€ sa licence qui voit arriver l’uberisation (…), la mère de famille qu’on flexibilise à mort avec la loi El Khomri (…), nos compatriotes qui vivent dans des quartiers pourris par la délinquance et la criminalité. »

Mme Le Pen a poursuivi : « J’ai été la retraitée qui attend un logement social depuis des années (…), le chef d’entreprise qui voit la commande publique lui passer sous le nez (…), le chômeur qui voit passer les travailleurs détachés dans le bus de M. Macron, la jeune fille qui se demande le matin comment elle va s’habiller ».

« J’ai été tous ceux-là! La voix du peuple de France, qui n’en peut plus et qui a une chance dimanche de dire qu’il est le seul souverain dans notre pays! » a-t-elle encore dit, pour son dernier meeting avant le second tour de la présidentielle dimanche.

Face à elle, une marée de drapeaux tricolores, des baraques à frites, mais aussi des manèges forains, pour ce que le FN a qualifié de « grande fête populaire ».

Jugée sévèrement pour sa prestation de la veille même par certains soutiens frontistes, Mme Le Pen a vilipendé sans relâche « le système » qui « souffle de toutes ses forces contre le vent populaire de la révolte ».

« Je suis très fière d’avoir imposé le peuple à la table des puissants, et tant pis si leurs oreilles délicates ont été heurtées d’entendre votre colère », a-t-elle lâché.

Elle a demandé à ses partisans dimanche de « choisir la France », exhortant les « voix patriotes » à « ne pas manquer à l’appel » lors du second tour auquel elle est annoncée battue par vingt points d’écart par les sondages.

Avec AFP

Un commentaire

  1. La « voix du peuple » qui crie à la honte d’un Poutou qu’ils disent syndicaliste déphasé du monde du travail, irrespecteux de ses adversaires, dans la méprise et le clash.
    C’est sur que Poutou la colère il l’entends pas, les manifs il ne les fait pas, mais Lepen si …
    Lepen c’est le respect et l’honnêteté elle n’a peur de rien

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