Philippe en soutien de Mahjoubi dans la circonscription de Cambadélis

Crédit AFP – By Thomas SAMSON

Le Premier ministre Edouard Philippe s’est rendu vendredi dans le XIXè arrondissement de Paris « pour » soutenir son secrétaire d’Etat au numérique Mounir Mahjoubi, et non pas « contre » le patron du PS Jean-Christophe Cambadélis, candidat aux législatives dans la même circonscription.

« La question c’est pas contre qui mais avec qui », a répondu le Premier ministre, interrogé sur ce déplacement auprès de son ministre, candidat de la République en marche aux législatives dans la 16è circonscription de Paris, comme le premier secrétaire du Parti socialiste, M. Cambadélis, qui brigue un sixième mandat.

« Nous sommes dans une démocratie, il y a des gens qui se présentent dans une même circonscription, mon obsession n’est pas contre, mon obsession c’est pour », a ajouté M. Philippe, lors d’une visite d’un espace de coworking.

Sur Twitter jeudi, M. Cambadélis avait écrit : « @mounir en panique ! Le Premier ministre de droite Edouard Philippe vient à sa rescousse ! ». « Peut-être nous parlera-t-il de l’augmentation de la CSG et de Richard Ferrand? », avait-il ajouté.

Le Premier ministre s’est aussi dit vendredi « très heureux » de s’être déplacé pour soutenir M. Mahjoubi, « pas n’importe quel candidat » puisqu’il « fait partie du gouvernement ».

Les deux hommes étaient accompagnés de Delphine O, suppléante de M. Mahjoubi dans cette circonscription, qui siègera donc à l’Assemblée si le candidat l’emporte lors des législatives des 11 et 18 juin.

Comme les cinq autres membres du gouvernement à se présenter aux législatives, Mounir Mahjoubi devra démissionner s’il est battu. Au premier tour de l’élection présidentielle, le candidat de la France insoumise Jean-Luc Mélenchon était arrivé en tête dans cette circonscription.

« Si je perds, si nous perdons, eh bien je démissionnerai du gouvernement », a répété M. Mahjoubi lors d’un arrêt à un café dans le quartier, où il s’est promené pour saluer les passants avec le Premier ministre.

« Le fait de devoir démissionner, ce n’est pas ça le plus stressant. Ce qui est important pour moi c’est de gagner pour porter notre projet (…) si on n’apporte pas cette majorité au Parlement, tout ce qu’on a fait depuis un an, tout ce qu’on a promis depuis un an, on ne pourra pas le faire. C’est ça qui m’angoisse le plus », a-t-il affirmé.

Avec AFP

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