Emploi : ce qui attend les Français

Alors que l’emploi est le thème qui préoccupe majoritairement les Français, les candidats à la présidentielle ont pris le soin d’envisager des mesures fortes en cas d’élection. Et notamment envers les jeunes, ou ils sont un sur cinq à être sans travail.

L’embauche, nerf de la guerre

Pour faire face au chômage et à la précarité qui touchent les jeunes, Nicolas Sarkozy propose de réduite le coût de leur embauche. Une mesure déjà appliquée depuis 2008, essentiellement dirigée vers les petites entreprises ( – de 10 salariés). Objectif : une absence de charge pendant 6 mois pour les entreprises sur le contrat de travail. À gauche, François Hollande étrenne son « contrat de génération ». Un contrat qui prévoit notamment de lier l’embauche d’un jeune de moins de 30 ans au maintien dans l’emploi d’un senior jusqu’à son départ à la retraite, les 2 salariés faisant l’objet d’une exonération de cotisations sociales. Mais le candidat socialiste dispose d’un autre atout dans sa manche pour séduire les jeunes et particulièrement ceux des quartiers populaires : la création de « 150000 emplois d’avenir » durant le quinquennat. Au centre,le Modem et son chef de file François Bayrou veulent accorder aux PME de moins de 50 salariés « une embauche sans charge pendant deux ans », si le CDI est proposé à un jeune dont c’est le premier emploi ou à un chômeur.

De part et d’autres de l’échiquier politique et notamment vers les extrêmes, les programmes divergent. Quand Jean-Luc Mélenchon souhaitent titulariser les 850 000 précaires dans la fonction publique  et limiter le recours aux CDD et intérimaires à 5% de l’effectif, Marine Le Pen fait de l’auto-entrepreunariat sa principale mesure. Eva Joly souhaite la création d’un million d’emploi en se tournant vers l’économie verte d’ici 2020. Les candidats trotskistes Philippe Poutou et Nathalie Arthaud souhaitent, eux, tout bonnement interdire les licenciements.

La formation en ligne de mire

Le président-candidat veut au moins 5% de jeunes dans les entreprises de plus de 250 salariés afin de favoriser le développement de 150000 jeunes apprentis supplémentaires par an pendant cinq ans. François Hollande promet quant à lui d’instaurer un nouveau droit à la formation pour les jeunes sans diplôme de vingt heures par an. François Bayrou est pour une fois en accord avec le chef de l’Etat sur deux points : l’apprentissage et l’instauration d’un droit à la formation effectif dès l’embauche et ce durant toute la vie professionnelle. Pour Jean-Luc Mélenchon et Eva Joly, il faut limiter la durée des stages à hauteur de six mois et les rémunérer à 50% du Smic, soit un peu plus de 600 euros. Enfin, Marine Le Pen, elle, désire revaloriser les métiers manuels et mettre en place l’apprentissage dès 14 ans, contre 16 aujourd’hui.

 

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